vendredi 18 août 2017

La Nouvelle Amsterdam (2) : Phylica Fluffy et Martin de Viviès



« Des arbres ?!? »

Ces terres australes n’en finissent plus de nous surprendre. Bien que l’île d’Amsterdam soit plus au nord que ses copines Crozet et Kerguelen, elle n’est pas de reste quand il s’agit d’être balayée par les vents océaniques violents. Cependant visuellement nous découvrons les indices d’un climat plus doux : des arbres ! 

Fluffy volant au-dessus des arbres... no comment ! ;) © Florent
Sur le versant Est, le plus abrité, le Phylica arborea a élu domicile. C’est l’unique espèce d’arbre présente dans les TAAF.

Fluffy et le Phylica © Florent
L’activité humaine (élevage, déboisement) et l’introduction d’espèces exogènes (rats, souris) ont modifié l’écosystème de l’île depuis sa découverte. Avec l’obtention du statut de réserve naturelle, de gros efforts sont faits pour rétablir l’ancienne vie insulaire (programme de restauration des phylicas, gestions des espèces envahissantes,…). Aujourd’hui, l’isolement et l’éloignement de toute activité humaine de l’île d’Amsterdam, en fait une des deux bases mondiales pour la mesure de la pollution de fond de l’atmosphère.

Le crâne de bœuf est un vestige de l’activité d’élevage de l’île et en fond la base de mesure de la pollution de l’air © Flo
Habituée à ce petit caillou, l’otarie d’Amsterdam porte bien son nom !
Fluffy et l'otarie d'Amsterdam © Florent
Rayons de soleil sur la base de l'île d'Amsterdam.

La base Martin de Viviès © Julie TUCOULET
Petit caillou où il fait bon vivre ;)
 
© Florent

Merci à Florent, Doumé et Alex, les baby-sitters en or de Fluffy ;-)

La Nouvelle Amsterdam



« Dans le port d’Amsterdam, y a Fluffy qui chante ! »

En moins de 24h, le second caillou le plus perdu au cœur de l’océan Indien se profile à l’horizon. Vestige d’un sommet de volcan marin émergé, la silhouette de la Nouvelle Amsterdam forme un bloc massif et asymétrique. La partie ouest s’est effondrée pour laisser place à une falaise abrupte de 700 mètres de haut : Entrecasteaux.



L'île d'Amsterdam

Le district de Saint-Paul et Amsterdam est composé de deux îles distantes d’environ 85 km.


District de St Paul et Amsterdam
Le district de St-Paul et Amsterdam

Depuis 1950, l’île d’Amsterdam abrite la base permanente Martin de Viviès.




Dans l’eau et dans les airs, notre arrivée est accueillie en grande pompe.


Banc d'orques
Albatros d'Amsterdam

lundi 14 août 2017

La petite île Saint-Paul


« L’inaccessible oubliée ! »

 Le soleil se lève sur la mystérieuse île St-Paul en cette belle journée du 10 avril.


Levé de soleil sur l'île St-Paul

© wikipedia

La petite île St-Paul est située à 85 km au sud de l’île d’Amsterdam. Discrète avec ses 5 km de long, son cœur s’efface pour laisser place à un vaste cratère envahi par l’océan.

La Baie du cratère © wikipédia
Le cratère rappelle le passé volcanique de l'île
Perchées sur leur étroit plateau continental, les îles de St Paul et la Nouvelle Amsterdam offrent une transition climatique avant la Réunion car plus au nord que ses copines Crozet et Kerguelen (cf article Cap sur St-Paul et Amsterdam). Certes battues par les vents, ces terres émergées bénéficient d’un climat plus tempéré.

Cheveux et plumes au vent ! © Franck Moulin
La faune habituelle des îles sub antarctiques fréquentent ce caillou rocheux et désertique : otaries d’Amsterdam et oiseaux marins.

Afin de préserver cet écosystème fragile, l’accès à St-Paul est interdit. Pourtant cela n’a pas toujours été le cas. Entre 1850 et 1930, de nombreuses tentatives d’implantation de conserveries ont eu lieu. Principalement pour l’exploitation des langoustes, les pêcheurs voulaient pérenniser leurs installations. En 1930, 6 hommes et 1 femme enceinte dont le rôle était de veiller sur celles-ci furent abandonnées par la société « La Langouste Française ». Cette dernière et tragique tentative est connue sous le nom des « Oubliés de Saint-Paul ».

Les oubliés de St Paul

La discrète oubliée...